Cendrillon a perdu sa converse rouge et rose à plumes, son prince craquant lui envoie par colissimo, 37 rue des bois perdus, mais mauvaise adresse. C'est simplet qui la récupère, croyant à une connerie de Blanche-neige, non ça ne s'emballe pas, rien se s'enferme, tout se vit. Il prend la chaussure, la fout tout en haut d'un donjon abandonné par les hommes et le temps. Il n'y a personne pour s'en soucier, seule une blonde peroxydée est là, attendant une chose qui ne viendra pas, perdue dans un sommeil sans fin. La fin a-t-elle une fin. Robin en passant ravir le monde récupère trois branches et la chaussure. Les 40 voleurs lui dérobent, pensant trouver un trésor qui n'existe pas. Qu'est-ce qu'un trésor en effet. Ils passent par les jupes de Marilyn Monroe, celle de Brigitte Bardot. Erreur, les voilà aux hauteurs de Paris. Quasimodo sonne les cloches pendant que Serge Gainsbourg fume sa cigarette adossé à un réverbère. Sait-on jamais quand commence et finit l'indifférence. La chaussure tombe du tapis volant, atterissant dans l'avion de Bernard et Bianca. Mais voilà Peter Pan en partance pour le pays des enfants, s'exilant dans un monde sans adultes, ni foutaises, ni soucis. L'ombre s'accroche à la chaussure et la dépose en passant 37 rue des bois perdus. Mais la tendance a changé, Cendrillon a troqué ses converses pour des Geox. N'a t-on pas le droit de respirer.
Vivons des contes de fées.
I.